Scanner ou IRM ?

Scanner et IRM ont un certain nombre de points communs importants. Ils ont également des différences fondamentales à l’origine d’indications spécifiques selon l’âge du patient, la région anatomique explorée ou la pathologie recherchée.

Ces deux modalités sont certainement les techniques d’imagerie qui ont bénéficié des plus grands progrès technologiques ces dix dernières années avec le développement de nouveaux champs d’application et plutôt que de les opposer, il faut les considérer comme complémentaires.

L’IRM repose sur la propriété que possèdent les noyaux des atomes d’hydrogène d’émettre des signaux détectables quand ils sont placés dans un champ magnétique puissant et soumis à une impulsion de radiofréquence particulière, capable de le faire résonner.

C’est pour cela que l’étude des pathologies ostéo-articulaires en l’IRM permet une bonne analyse des éléments constitutifs de la cavité articulaire (ligaments, ménisques du genou, détection d’un épanchement). L’IRM est aussi très performante pour une étude rachidienne: cervicale, dorsale ou lombaire avec recherche notamment de hernies discales. L’IRM va aussi permettre d’obtenir une cartographie non invasive des lésions musculaires et ainsi d’orienter le diagnostic en étudiant la topographie de ces lésions, de guider une éventuelle biopsie vers les zones les plus inflammatoires et de permettre un suivi non invasif des patients sous traitement.

Les régions du corps qui font le plus souvent l’objet de cet examen sont le genou et l’épaule. Cependant, l’IRM est aussi utilisée pour étudier presque toutes les articulations du corps, y compris les hanches, les poignets, les mains, les chevilles et les pieds.

En conclusion, l’IRM est une technique qui a trouvé sa place en ostéoarticulaire en se substituant à des techniques d’imagerie irradiante tout en améliorant les performances diagnostics par une meilleure résolution spatiale et une meilleure résolution en contraste dans l’étude des pathologies des tissus mous.